Les fleurs et le Japon s’invitent dans l’assiette au salon Agecotel

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Publié le 2 février 2026 à 21h08
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Entre fleurs comestibles, inspirations japonaises et débats sur l’alimentation des plus jeunes, le salon Agecotel occupe les cuisines du Palais des expositions de Nice. Depuis le 1er février et jusqu’à ce mardi, cette 32e édition est l’occasion de suivre les dernières tendances culinaires.

Depuis le 1er février et jusqu’à ce mardi, le Palais des expositions accueille la 32e édition du salon Agecotel, rendez-vous biennal des professionnels de l’hôtellerie et de la restauration en région Sud. Avec 130 exposants et 250 marques, l’événement est l’occasion de découvrir les tendances émergentes du secteur, entre innovations culinaires, influences internationales et enjeux agricoles.

Stars des stands cette année : les fleurs comestibles

Produits du pays niçois depuis 1936, l’entreprise locale fête ses 90 ans. Crédit photo : Thomas Noël

Parmi les nouveautés mises en avant cette année, les fleurs comestibles attirent l’œil et le palais curieux des visiteurs. « Les gens connaissent surtout les classiques comme la pensée, la viola, la capucine ou la bourrache. Là, on présente aussi des variétés d’hiver, comme la sauge ananas, une fleur sucrée avec des notes exotiques de passion et d’ananas », explique Pascaline Auda, responsable commerciale chez Marius Auda. Elle est spécialisée dans la production et le conditionnement de fleurs comestibles, d’aromatiques et de salades cultivés à une vingtaine de kilomètres de Nice dans la vallée du Var. « Tout est produit chez nous », assure-t-elle.

Une tendance florale confirmée dans les boissons

« On a identifié une véritable tendance florale très forte », affirme Lionel Carletti, expert boisson chez Monin, spécialiste français des sirops. Cette tendance nette « est liée à une connotation healthy et organique, popularisée notamment par des cocktails comme le Spritz ».

Parmi les quatre nouveautés présentées cette année, une se distingue : le sirop de fleur immortelle, typique du bassin méditerranéen. « Elle tient son nom du fait qu’une fois coupée, elle reste fleurie. Au goût, on est sur des notes citronnées, presque thymées ». Autre registre et autre influence fleurie japonisante : le sirop de sakura. « Elle apporte une texture plus légère, sucrée comme un bonbon de fruits rouges ». Dans la même veine, Monin lance aussi un sirop de matcha, à forte concentration et une teneur réduite en sucre de 148 grammes le litre, ainsi qu’une dernière arrivante à base de fève rose de chocolat.

Le Japon à l’honneur au salon

Entre curry japonais, okonomiyaki, matcha, sakura et saké, le Japon est tendance. Crédit photo : Thomas Noël

Un peu plus loin de Monin, le saké accompagne les okonomiyaki. Faites sur place, ces omelettes ou crêpes japonaises regorgent de diversité composée. Elles s’accompagnent ici de saké. « C’est une nouveauté sur le marché français », annonce fièrement Chiharu Ogasawaran, senior manager chez Takara Shuzo. « Ce saké s’appelle Kyoto Junmai. Il appartient à une nouvelle catégorie qui n’utilise que du riz ». L’ouverture internationale du salon inclut également une mise en avant de la gastronomie italienne.

Agecotel, lieu de revendications

250 marques sont exposées pour cette 32e édition. Crédit photo : Thomas Noël

« L’Eurofound représente 32 millions d’euros au niveau national. Sur cette enveloppe, la France n’en consomme que 16 », déplore Jérôme Androdias, délégué régional d’Interfel. L’interprofession des fruits et légumes frais alerte sur cette « aide permettant pourtant aux collectivités de financer l’achat de fruits et légumes de qualité pour les cantines scolaires ».

Situation d’autant plus problématique que les jeunes consomment moins de fruits et légumes que les autres publics. « C’est un problème de santé publique. On marche sur la tête », s’inquiète-t-il. Leur présence au salon Agecotel vise à faire connaître le programme « Les fruits à l’école », réduisant les coûts des collectivités et soutenant les filières locales. « C’est un dispositif gagnant-gagnant », insiste Jérôme Androdias.