Du cinéma à la compétition : le sabre laser débarque à Cannes

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Publié le 14 février 2026 à 10h33
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Ce 15 février 2026, Cannes accueillera la 3ᵉ épreuve nationale de sabre laser, réunissant 64 compétiteurs venus de toute la France. Cette discipline, inspirée du monde cinématographique, est devenue un sport codifié et reconnu par la Fédération française d’escrime. Organisée par le club local The Guardians Cannes, la compétition illustre le décalage entre l’imaginaire filmique et la réalité sportive de cette pratique en plein essor.

À première vue, le sabre laser renvoie à la science-fiction et à la culture geek. Pourtant, depuis son rattachement à la Fédération française d’escrime en 2019, la discipline repose sur des règles strictes, un matériel normalisé et un arbitrage précis. Les combats opposent deux tireurs sur une piste, avec des points attribués selon les zones touchées et des règles de priorité. « On enlève la lumière, le sport reste le même », résume Paul Eloi Vives, éducateur fédéral et référent régional de sabre laser. La pratique met l’accent sur la vitesse, la précision et la stratégie, bien loin des chorégraphies hollywoodiennes.

Une épreuve nationale sur la Côte d’Azur

L’événement se tiendra au Palais des Victoires, et les 64 compétiteurs, issus des 13 régions métropolitaines et d’outre-mer, viseront la qualification des 16 meilleurs pour le Championnat de France. « Notre candidature a été retenue cette année. On a donc mis ça en place à Cannes car c’est la ville de notre club », explique Paul Eloi Vives. Après deux éditions en Île-de-France et dans le Grand Est, la Côte d’Azur devient un nouveau pôle de référence pour le sabre laser. L’épreuve illustre également le professionnalisme croissant de la discipline, qui compte aujourd’hui entre 4 000 et 5 000 licenciés en France.

Un sport exigeant ouvert à tous

Au-delà de l’aspect spectaculaire du sabre laser, rappelant Star Wars, ce sport revendique certaines valeurs : respect, mixité et entraide. « Bien sûr, il y a un côté ludique, mais ce n’est pas incompatible avec une pratique sportive sérieuse », ajoute Paul Eloi Vives. La discipline attire des profils très variés : sportifs expérimentés, novices à la recherche d’une activité originale, ou passionnés de science-fiction. « On a vraiment des profils de tous horizons, les fans de science-fiction sont en minorité dans mon club », précise-t-il. La professionnalisation reste limitée : il n’existe pas de statut de sportif de haut niveau, ni de revenus directs. Mais le sport séduit de plus en plus grâce à sa technicité et son intensité physique.

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