À 30 jours du premier tour des élections municipales (15 et 22 mars), la liste Unis pour Nice reçoit la visite des têtes nationales de leurs partis. Marine Tondelier (Les Écologistes), Olivier Faure (PS) et Aymeric Seassau (PCF) sont venus rappeler les priorités du programme. Dans une ville marquée par les rivalités entre Christian Estrosi et Éric Ciotti, la tête de liste et candidate Juliette Chesnel-Le Roux promet une approche « globale », mélange de prévention environnementale, présence policière et justice sociale.
« Nice mérite mieux« , selon Julien Picot, candidat en seconde place sur la liste de Juliette Chesnel-Le Roux. Les municipales serviront de premier test grandeur nature pour une cette union de la gauche à l’approche de 2027. Ce dimanche 15 février 2026, Les Écologistes, le Parti Socialiste et le Parti Communiste Français sont représentés dans le luxueux Hôtel niçois Anantara Plaza, où se tient le rassemblement. Marine Tondelier (secrétaire nationale des Écologistes), Olivier Faure (premier secrétaire sur Parti socialiste) et Aymeric Seassau (Niçois et membre de l’exécutif national du PCF) se passent le micro, insistant sur la nécessité d’un programme structuré. Pour faire face à une région réputée favorable à la droite et à l’extrême droite, une thématique inédite s’impose. La sécurité devient le terrain sur lequel Juliette Chesnel-Le Roux entend combler son retard d’image.
« Notre ville a besoin de sécurité »
La candidate écologiste niçoise reconnaît un manque de policiers nationaux et promet une police municipale « dans tous les quartiers ». Elle ajoute qu’« une police de municipalité, c’est du lien : ça permet de déceler les problèmes, d’anticiper les soucis et de faire de la prévention ».
Unis pour Nice confirme l’ambition de s’adjuger un propos longtemps associé à la droite locale, dans une ville encore récemment traumatisée par les violences dues au narcotrafic. Et la candidate entend assurer une sécurité de proximité plutôt qu’une approche strictement répressive.
Une « sécurité à 360 degrés »
La sécurité ne se limite pas au maintien de l’ordre. Pour Marine Tondelier, « ce n’est pas seulement celle dont on parle sur les plateaux télé mais aussi la sécurité alimentaire, scolaire, sanitaire ; fondée sur “le prendre soin des gens” ». Dans l’optique de « rendre la ville à ses habitants ». Dans une ville tournée « vers le luxe et les plus riches » et dominée par la rivalité Ciotti-Estrosi, Patrick Allemand, colistier d’Unis pour Nice, compte bien tirer parti d’une « droite [qui] s’entredéchire » et s’imposer comme la « troisième voie » solide, ne comptant pas se retirer au second tour.
Social et écologie en toile de fond

Les mesures classiques de gauche figurent bien au programme : encadrement des loyers, lutte contre la spéculation immobilière liée aux locations touristiques, gratuité progressive des transports pour les habitants de la Métropole ou encore doublement du budget d’entretien des écoles. Juliette Chesnel-Le Roux promet une ville « abordable, respirable et sûre ».
Un test politique avant 2027
« Le contexte international montre la menace du réactionnisme. Ces municipales sont un test », reconnaît Olivier Faure. Le premier secrétaire du PS espère un énième rassemblement capable de contrer l’extrême droite au niveau national. Une union pourtant déjà fragile, marquée à ce meeting par l’absence de La France insoumise, le parti choisissant de faire liste séparée autour de Mireille Damiano (liste Nice Front Populaire). Le tout dans un paysage politique niçois encore largement dominé par Christian Estrosi et Éric Ciotti.
Le maire sortant et son fidèle ennemi de l’Union des droites pour la République (UDR) devront clarifier leurs propositions sécuritaires pour se démarquer d’une gauche qui tente de brouiller les lignes traditionnelles. Entre répression assumée et solutions sociales, le débat promet d’être vif dans une ville où la sécurité reste une préoccupation majeure des électeurs.



